École et cinéma

Renseignements
et réservations :
Duarte Caetano

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+33 (0)5 55 02 26 16

Le programme 2020 / 2021

École et cinéma, fait découvrir chaque année aux élèves des écoles primaires, des films contemporains ou du patrimoine, choisis en fonction de leur qualité artistique, de leur capacité à émouvoir, étonner, remuer, questionner.

Ce dispositif national permet aux enfants et aux enseignants de l’école élémentaire et pré-élémentaire d’aborder ou d’approfondir un parcours pédagogique et artistique sur le cinéma. Il permet de lier le cinéma à l’école avec deux objectifs:

– Initier les enfants à prendre le chemin de la salle de cinéma et s’approprier ce lieu de pratique culturelle, de partage, de lien social…
– Initier une réelle approche du cinéma en tant qu’art à découvrir et à aimer.

Les classes assistent à trois projections dans l’année.
Le tarif est de 2.30€ par élève. Gratuité pour les accompagnateurs.

1er Trimestre

L'Homme qui plantait des arbres

De Frédéric Back
France, 1991, 33MIN

L’histoire se situe dans cette région des Alpes qui pénètre en Provence, à cheval sur les départements du Vaucluse, de la Drôme et des Basses Alpes. Le narrateur découvre, vers le début de ce siècle, cette région où des villages en ruines sont dominés par un vent sauvage et dévastateur, l’eau a même disparu des ruisseaux et des fontaines. Il rencontre un berger qui le désaltère et l’invite dans sa maison pour partager son toit et son couvert. Le voyageur note l’extrême sérénité de cet homme solitaire et l’ordre parfait de son intérieur – contrastant singulièrement avec la réalité misérable et cauchemardesque des habitants de cette contrée. Après le repas, l’invité remarque que le berger trie soigneusement des glands qu’il ira planter le lendemain dans les collines environnantes. Le paisible solitaire s’avère habité par un véritable messianisme : il replante des arbres dans ce pays devenu désertique – déjà cent mille pousses en trois ans – avec sa seule ressource humaine.
Après la Première Guerre mondiale, le narrateur revient dans la région, il constate l’état de renaissance du pays : l’eau coule à nouveau dans les cours asséchés. L’inlassable combat d’Elzéard Bouffier, le berger reconverti en apiculteur, s’est révélé miraculeux.
D’abord surpris par la forêt “ naturelle ”, les autorités mettent la région sous protection de l’à‰tat, interdisant coupes et destructions.
Le narrateur de tendance quelque peu pessimiste face au genre humain, reprend espoir au fur et à mesure de la transformation des villages, de l’opulence et de l’harmonie des fêtes villageoises qui démontrent bien l’œuvre accomplie par “ le soldat de dieu ”, luttant à la seule force de sa volonté.
En 1945, Elzéard Bouffier s’éteint en ayant engendré du bonheur pour plus de dix mille personnes dans cette contrée en pleine régénérescence.

3ème Trimestre

Cadet d’eau douce

De Charles Reisner avec Buster Keaton
USA, 1928, 1H11

Il y a bien longtemps, deux enfants étaient bercés par la même femme. Azur, blond aux yeux bleus, fils du châtelain, et Asmar, brun aux yeux noirs, fils de la nourrice. Elevés comme deux frères, les enfants sont séparés brutalement.
Mais Azur, marqué par la légende de la Fée des Djins, n’aura de cesse de la retrouver, au-delà des mers. Les deux frères de lait devenus grands partent chacun à la recherche de la Fée. Rivalisant d’audace, ils iront à la découverte de terres magiques, recelant autant de dangers que de merveilles….

2ème Trimestre

La vallée des loups

De Jean-Michel Bertrand
France, 2017, 1H30

Dans une vallée secrète, au cœur des Alpes, le réalisateur Jean-Michel Bertrand est sur la trace des loups. Pendant trois ans, au fil des saisons, il bivouaque pour tenter d’apercevoir cet animal mythique. Le documentaire relate l’aventure de ce personnage hors norme, entre ciel et terre. Malgré la neige, la pluie et le vent, il persiste et cherche avec obsession. Son périple est ponctué de doutes et d’imprévus, mais aussi de belles rencontres. Une épopée magique au cœur des montagnes.

Pas question pour Jean-Michel Bertrand d’opter pour la facilité et d’aller filmer des loups dans des parcs ou des réserves. Faire un film sur la liberté, cela ne se fait pas au détriment de l’honnêteté et d’une certaine éthique pour ce cinéaste qui se refusera à nous révéler le lieu où se trouve la tanière. Le film est brut et donne à voir ces animaux et cette vallée le plus spontanément possible. Les paysages majestueux et simples à la fois prennent le relais sur les commentaires du réalisateur, eux-mêmes accompagnés de la subtile musique d’Armand Amar.